Deuxième partie de notre dossier sur les bonnes pratiques de traduction d’un site web. Nous détaillons comment rédiger du contenu efficace et améliorer son référencement dans les différentes langues.

Après avoir choisi votre CMS et votre nom de domaine, il faut travailler le contenu de votre site internet. Pour réussir dans de nouveaux pays et donc sur de nouveaux marchés, vous devez maximiser la visibilité de vos produits ou services. Pour ce faire, le référencement doit être intégré dans le processus de traduction et le contenu adapté aux différents marchés. Travailler avec un traducteur professionnel est ainsi recommandé pour utiliser les bons termes en fonction de la langue et du pays de destination.

 


Chercher des mots-clés localisés pour la traduction d’un site web

Beaucoup d’entreprises se contentent de traduire les mots-clés déjà présents dans leur site dans la langue de destination. Malheureusement, cette technique n’est pas suffisante pour être bien positionné sur de nouveaux marchés car elle ne prend pas en considération le volume de recherche des mots-clés propres à un pays. Ainsi, certains mots-clés dans la langue d’origine auront peut-être un fort taux de volume de recherche alors que leurs traduction seront peu recherchés par les utilisateurs. De plus, certaines expressions locales n’ont pas de traduction équivalente, d’où l’intérêt (comme nous le disions plus haut) de travailler avec un professionnel de la traduction… et du référencement !

Pour être sûr de cibler les bons mots-clés, ceux qui génèreront du trafic, vous devez identifier les ceux qui sont les plus tapés sur Google pour la langue visée. Vous pouvez utiliser un outil comme SEMrush pour trouver des idées de mots-clé :

 

  • Phrase Match Keywords : vous entrez un mot-clé dans la barre de recherche pour voir son volume de recherche.
  • Related Keywords : vous entrez un mot-clé dans la barre de recherche et SEMrush vous propose automatiquement des mots-clés apparentés.
  • SEO Keyword Magic : SEMrush vous propose une sélection de mots-clés  apparentés, regroupés par types et questions afin de trouver les mots-clés de longue traîne les plus efficaces.
  • Mots-clés des concurrents : vous entrez l’adresse url d’un de vos concurrents et pouvez voir une listes de mots-clés sur lesquels il est bien positionné.

 

Après avoir défini votre liste de mots-clés, vous devez regarder la difficulté SEO afin de choisir ceux qui sont les moins concurrentiels mais restent tapés par les utilisateurs sur les moteurs de recherche.

 


Intégrer les mots-clés dans votre contenu

Après avoir identifié vos mots-clés, il faut les intégrer aux contenus de vos pages. Vous pouvez le faire en suivant deux méthodes :

  • L’approche orientée SEO : vous effectuez une traduction SEO de votre site web en intégrant directement les mots-clés au fur et à mesure de la traduction.
  • L’approche orientée expérience utilisateur : vous faites une traduction de site web standard en travaillant le contenu via une charte éditoriale, puis vous optimisez ce nouveau contenu en intégrant les mots-clés dans un second temps.

Si la première approche est plus efficace au niveau du référencement, n’oubliez pas que vous créez du contenu avant tout pour les utilisateurs et pas pour Google.

 


Prendre en compte la culture et les expressions locales

Pour que votre traduction d’un site web soit efficace, optimisée SEO et que le contenu soit utile aux internautes, vous devez vous appuyer sur des termes utilisés au niveau local et utiliser des références comprises et appréciées dans le pays de destination. Ainsi, vous allez améliorer l’expérience utilisateur, diminuer le taux de rebond et augmenter le taux de conversion. Une fois encore, l’apport d’un traducteur professionnel est indéniable.

Ces éléments ont un impact sur votre référencement local car Google analyse le comportement des utilisateurs sur votre site web : le temps passé sur les pages du site, le nombre de pages visitées, le taux de rebond, etc. Tous ces éléments combinés indiquent à Google la qualité globale de votre site web et déterminent la place que le moteur de recherche va lui donner dans ses résultats de recherche. L’adaptation de votre site à la culture locale n’est donc pas utile seulement pour les améliorer l’expérience visiteurs mais aussi pour augmenter de façon indirecte le trafic sur votre site.

 


Traduire les metadata

Lorsque vous traduisez votre site web, vous devez non seulement traduire les contenus mais également les éléments qui figureront sur les moteurs de recherche et les réseaux sociaux. Il s’agit des metadata qui vous aideront à être visibles et à inciter les internautes des pays que vous visez à cliquer sur vos liens.

Contrairement aux idées reçues, il n’est pas simple de traduire les metadata, surtout que vous devez absolument éviter la traduction mot à mot. Vous devez insérer certains mots-clés préalablement identifier dans le Meta Title et la Meta Description pour informer les potentiels visiteurs du contenu qu’ils vont trouver dans votre page ou votre article de blog.

 


Faire en sorte que le site se charge rapidement

Un autre aspect de l’optimisation SEO est la vitesse de chargement des pages du site. Ainsi, chaque effort que vous ferez pour accélérer le chargement de votre site web va directement influencer son volume de trafic, d’autant plus si vous améliorez la vitesse des pages lentes (celles qui mettent plus de 3 secondes à se charger).

Pour augmenter la vitesse de votre site, vous pouvez :

  • Installer un plugin permettant la mise en cache des pages ;
  • Installer un plugin qui diminue la taille des images des pages ;
  • Intégrer un CDN à votre site web.

Ces optimisations sont de nature technique mais les extensions disponibles sur les CMS peuvent réellement vous simplifier la vie. Un outil comme WP Rocket peut corriger la plupart des problèmes identifiés par Google PageSpeed Insights, y compris les points évoqués ci-dessus.

 


En résumé

Vous l’aurez compris, la création d’un site multilingue implique de gérer plusieurs facteurs qui détermineront votre positionnement sur les moteurs de recherche. Vous devez travailler identifier vos visiteurs, travailler vos contenus, choisir la bonne structure et les bons outils.

Prendre en considération ces facteurs permettra non seulement d’améliorer votre positionnement SEO mais aussi l’expérience générale des utilisateurs. 

Nous vous résumons donc les différents conseils prodigués dans nos deux articles dédiés aux bonnes pratiques de traduction d’un site web :

  • Choisir le bon CMS
  • Choisir une structure de site : domaines, sous-dossiers ou sous-domaines
  • Définir une seule langue par page
  • Ajouter les balises Hreflang
  • Trouver un hébergeur efficace, potentiellement proche du pays de destination
  • Choisir les bons mots-clés
  • Intégrer les mots-clés dans votre contenu
  • Traduire les métadonnées
  • Optimiser la vitesse de chargement de votre site web.

 

En respectant ces bonnes pratiques, vous devriez rapidement voir le nombre de visites augmenter sur votre site.