Vous avez un site internet et cherchez à vous internationaliser ? Le faire traduire en turc, qu’il s’agisse d’un site vitrine ou d’e-commerce, est donc un passage obligé.

Mais avant cela, il s’avère indispensable de se pencher sur les spécificités de la langue turque, de l’économie de la Turquie et de sa place dans le monde afin de comprendre l’importance des traducteurs professionnels dans l’élaboration de votre projet.

Le turc : entre tradition et modernité

Le terme “turc” sert à la fois à qualifier la langue parlée en Turquie par 78% de la population et le groupe de langues souvent appelé turcique qui comprend aussi d’autres langues altaïques comme le turkmène, l’ouzbek, l’azéri ou bien encore le kazakh. Il s’agit de l’unique langue officielle de la Turquie et elle est également utilisée par les locuteurs de la grande diaspora turque à travers le monde que ce soit dans les anciens territoires de l’Empire ottoman ou en Europe de l’Ouest ou du Nord par les communautés immigrantes.

Une langue riche du fait de la situation centrale de la Turquie

Entre Asie et Europe, l’actuel territoire de la Turquie a toujours été un carrefour entre deux mondes. Situé au Proche-Orient, il est circonscrit au Nord par la mer Noire, à l’Ouest par la mer Égée et au Sud par la mer Méditerranée. Quant aux pays limitrophes, ils sont au nombre de 9 : la Bulgarie, la Grèce, la Syrie, l’Iran, l’Irak, l’Azerbaïdjan, la Géorgie, et l’Arménie.

Beaucoup d’échanges de biens et de populations y ont eu lieu depuis l’Antiquité. Par conséquent et en raison de sa grande superficie de 785 350 km², il existe des dizaines de dialectes dans chaque région géographique : ceux de Roumélie, d’Anatolie de l’Est, de l’Ouest et du Nord-Est.

D’autres langues sont également parlées dont :

  • ⦁ le kurde ;
  • celles du groupe altaïque comme l’azéri ou le gagaouze;
  • des langues indo-européennes comme le grec, le bulgare ou l’arménien ;
  • des caucasiennes comme le géorgien ou le tchétchène ;
  • l’arabe ;
  • le chinois ;
  • l’iranien ;
  • etc.

Un brillant héritage culturel

Les peuples turcs proviennent originairement de l’Asie de l’Est. Ils passèrent ensuite par la Mongolie puis par l’Asie centrale pour arriver sur le territoire de l’actuelle Turquie à la fin du XIIIe siècle. Ils envahirent plusieurs villes byzantines et étendirent leur domination sur une grande partie du pourtour méditerranéen. L’Empire ottoman perdura jusqu’au XXe siècle.

Avant cela s’étaient succédé les Hittites, les Grecs, les envahisseurs venus du Nord, les Phrygiens, les Cimmériens, les Perses, les Macédoniens, les Séleucides, puis les Romains.

Les idiomes des populations ont donc hérité de cette abondante diversité. Néanmoins, au début du XXe siècle, une nouvelle politique linguistique mise en place par Mustafa Kemal, le premier président turc, provoqua de nombreux bouleversements.

Atatürk : l’unification de la langue et la révolution alphabétique

Dans les années 1920, une véritable révolution linguistique eut lieu en Turquie. S’étant associé aux Allemands lors de la Première Guerre mondiale, l’Empire ottoman se trouve géographiquement partagé par les Alliés à la suite de la défaite des puissances centrales. Une guerre républicaine menée par Mustafa Kemal aboutit alors à la naissance de la République de Turquie. L’objectif était de se détacher du vieil empire pour créer un régime politique laïque, indépendant et moderne.

Il existait une grande division à l’époque de l’Empire ottoman entre la langue parlée par les populations et la langue administrative et littéraire des élites. Pour mettre en place une nation unie, former les jeunes de manière plus efficace et faciliter l’accès aux connaissances à tous les citoyens, Mustafa Kemal décide de supprimer les caractères arabes, d’adopter l’alphabet latin et d’épurer le vocabulaire.

La réforme d’“Atatürk”, soit le père des Turcs, a eu un énorme impact sur la langue turque. Cela a d’ailleurs pu grandement favoriser le commerce et la communication surtout avec les puissances occidentales.

La Turquie exporte massivement vers l’Asie, l’Afrique, le Moyen-Orient et le Maghreb. Les échanges extérieurs représentent 48% du PIB.

Une économie ouverte

Première puissance économique au Moyen-Orient, la Turquie est ouverte aux marchés du monde entier. Les investisseurs font en grande majorité confiance à la Turquie. Beaucoup de secteurs se développent et offrent encore de grandes opportunités comme l’automobile, l’énergie, l’agroalimentaire, les infrastructures et la finance.

L’orientation vers le libéralisme

Après plusieurs coups d’État entre les années 1960 et 1980 et sous la pression des États-Unis qui veulent pouvoir y exporter leurs produits, le système politique passe du parti unique au pluralisme et de l’étatisme au libéralisme.

La Turquie connaît ainsi une forte croissance dans les années 1990 et signe des accords de libre-échange tant avec l’Union européenne qu’avec les pays arabes. État semi-industriel, elle exporte massivement vers l’Asie, l’Afrique, le Moyen-Orient et le Maghreb. Les échanges extérieurs représentent 48% du PIB.

Les nombreux atouts économiques de la Turquie

Malgré les crises traversées, l’économie turque a triplé depuis 2002. De plus, elle reste la onzième dans le monde avec un taux de croissance annuel moyen de 5,4%.

Le pouvoir d’achat augmente également. Le PIB par habitant est en effet passé de 3 142$ en 2001 à 9 586$ en 2021.

PUB par habitant

($ US courant)

(source : Données sur les comptes nationaux de la Banque Mondiale et fichiers de données sur les comptes nationaux de l’OCDE)

En outre, les 24 centres urbains, de plus d’un million d’habitants, s’accroissent avec une population jeune et grandissante. Les moins de 32,7 ans représentent de fait la moitié de celle-ci. Il s’agit d’une main-d’œuvre bon marché par rapport aux pays développés, bien que qualifiée du fait d’un système éducatif au centre des préoccupations.

Enfin, sa compétitivité fiscale, ses accords bilatéraux ainsi que la protection des investisseurs facilitent les affaires à l’échelle internationale.

Des utilisateurs d’internet de plus en plus nombreux

La classe moyenne reste importante malgré la crise monétaire ainsi que la COVID-19 et elle entre de plus en plus dans la société d’information. Les ventes d’ordinateurs augmentent en effet de plus de 30% par an et 19 millions de Turcs utilisent internet.

Le e-commerce suit cette tendance en atteignant 32 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2020, avec une hausse de 275% du nombre de sites de vente en ligne en un an. Si celle-ci est principalement due à la pandémie, il est très probable que les habitudes perdureront. Les consommateurs turcs achètent aussi bien de l’alimentation, des produits métallurgiques ou chimiques, de l’électroménager ou bien encore des articles de bricolage.

Turques ayant fait une commande en ligne au de trois derniers mois

Vert : arabe seule langue officielle / Bleu : arabe parlé par une majorité et première langue officielle du pays / Bleu céleste : arabe parlé par une minorité ou pour des raisons culturelles

(source : Statista Research Department)

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